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Aurum Solis - Position officielle sur l’accès des femmes à la contraception et l’avortement

Selon le groupe de travail international de Médecin Sans Frontière, mars 2010, « les problèmes de santé sexuelle et reproductive (SSR) sont la cause la plus fréquente au monde de morbidité et de mortalité chez les femmes en âge de procréer. Les femmes, surtout celles des pays en voie de développement, souffrent de manière disproportionnée de grossesse non désirée, de complications pendant la grossesse et au moment de l'accouchement, de maladies sexuellement transmissibles (MST) dont le VIH, de violences sexuelles et sexistes (SGBV) et d'autres problèmes de santé reproductive ».

 

Ceci amène à une réflexion sur un thème sensible et grave : la contraception et l’avortement

Il est en effet difficile de dissocier ces deux aspects de la santé des femmes. Car une contraception bien gérée évite généralement, de fait, un avortement.

 

Plusieurs associations et organisations, locales et internationales, luttent au quotidien pour donner aux femmes l’accès aux soins leur permettant de rester en bonne santé. Ces organisations dépendent pour la plupart de subventions et elles n’ont donc pas une autonomie de ressources illimitée. Les médecins et infirmières qui travaillent pour ces organisations doivent également faire face aux croyances, à l’ordre établi, au poids de certaines traditions.

 

Par ailleurs, cet accès aux soins est vital pour les femmes afin qu’elles puissent être soignées au niveau gynécologique, qu’elles puissent décider d’une grossesse se protéger des infections sexuelles et avoir l’option de l’avortement si elles le souhaitent.  Pour cela elles doivent avoir accès à l’information, et à l’éducation. C’est aussi une question de liberté personnelle, qu’elles vivent seules ou en couple.

 

A l’initiative de Médecins du Monde, un appel était signé, en 2014, par 420 médecins au niveau international « pour que les femmes aient partout le droit de disposer de leur corps et puissent ne plus être soumises à des avortements qui tuent et mutilent ».

Depuis le 25 janvier 2016, l'avortement est reconnu par les Nations Unies comme un droit humain.

 

Pourtant, près de la moitié des avortements dans le monde sont effectués illégalement dans des conditions dangereuses. Et dans les faits on constate qu’interdire l’interruption volontaire de grossesse n’empêche pas les femmes d’y avoir recours; mais cela les contraint bien souvent à utiliser des procédures clandestines et risquées.

 

C’est pourquoi le Collegium Cathedrarum de l’Ordre de l’Aurum Solis soutient :

- L’accès par toutes les femmes aux soins, à la contraception et à l’avortement, quels que soient leur origine, leur situation familiale, leur âge, ceci en toute sécurité et de manière légale.

- L’accès à l’information portant sur la contraception et l’avortement. Cet accès à l’information passe par l’éducation, des filles aussi bien que des garçons.

- Que les femmes puissent choisir librement l’avortement, ce qui n’est pas un crime; l’âme ne s’incarnant qu’après la naissance.

Notre tradition, notre philosophie, ne peuvent s’associer à cette négation des droits les plus fondamentaux imposée aux femmes, nos sœurs.

 

Pour le Collegium Cathedrarum de l’Ordo Aurum Solis